A toi, mon amie qui me connais depuis des années et qui connais tout de mon petit caractère, de mes petits travers et de mon petit jardin secret.

A toi, mon amie qui a connu :

  • la jeune femme étudiante, réjouie à l’idée d’organiser une soirée, de se coucher très tard (ou très tôt ;)),
  • la jeune active, réjouie de partir à l’autre bout du monde,
  • la jeune trentenaire, réjouie à l’idée de partir dans le meilleur restaurant de la ville sur un coup de tête
  • la fille qui a toujours une histoire romanesque à raconter et qui a toujours réussi à se fourrer dans une situation un peu rocambolesque…

Aujourd’hui, je souhaitais te remercier d’avoir accepté la mam’rou que je suis devenue et de passer du temps avec moi-même si :

  • je me couche aujourd’hui très tôt et que lorsque je me réveille en pleine nuit, ce n’est pas pour le dernier verre de l’amitié mais plutôt pour le dernier biberon de ma vie de maman,
  • je ne parle plus de la ville à visiter à tout prix à 5h d’avion d’ici mais que j’envisage plus un village vacances assez proche avec toutes les commodités nécessaires à mes petits loups,
  • je te propose un petit plat simple fait maison parce que partir au restaurant est devenu un peu compliqué pour quelques mois encore,
  • je te parle du dernier livre qu’a reçu poupette et de la dernière nuit de petit homme.

Quand tu arrives, mes cernes indiquent une petite fatigue maternelle alors qu’auparavant elles t’indiquaient combien de soirées j’avais pu faire dans la semaine !

L’apéro est devenu rapide et souvent accompagné de soft. Les conversations sont devenues moins frivoles et plus contrôlées en présence des enfants. D’ailleurs leur intervention rend parfois les échanges plus difficile à suivre, et peuvent même les interrompre.

Pour autant, tu es là et nous avons gardé notre complicité d’antan. Tu as compris que la jeune trentenaire s’est transformée il y a de ça 18 mois en mam’rou louve et tu l’acceptes. Tu me soutiens dans toutes mes décisions ou mes pensées sans parfois qu’il y ait besoin de dire un mot.

Je te vois parfois sourire. Je suppose que dans la louve que je suis devenue, tu reconnais de temps en temps l’espace d’un instant l’une de mes réactions de jeune trentenaire et tu vois en Poupette la digne héritière du trône !

Merci pour tout ça mon amie et ne t’inquiète pas, la fille que tu as connu n’est pas très loin. Elle a juste besoin que les enfants grandissent pour refaire surface discrètement et s’accorder pleinement avec Mam’rou pour que chacune trouve son équilibre…