Bientôt 18 mois, l’âge des caprices aurait-il commencé ?

Et un jour, Poupette tapa des pieds sur le sol….

Devant notre air interloqué, cette petite demoiselle décida de continuer…

Alors celle-là Pap’rou, on ne s’y attendait pas !

Nous avions toujours vu notre petite princesse accepter le refus (en ronchonnant parfois certes) de manière sereine. Ses pleurs étaient toujours liés à de la fatigue ou de la douleur et comme tout parent, on ne l’a pas vu grandir…

J’avais commencé un livre sur les émotions pour lui expliquer les différents états que l’on pouvait avoir au cours d’une journée et je m’étais bien rendue compte qu’elle pouvait avoir un sacré petit esprit de contradiction mais somme toute, je m’attendais à voir poindre la colère dans quelques temps, un jour…

Eh bien, ce jour est arrivé plus vite que prévu ! Notre poupette a décidé de tester les limites un peu avant ses 18 mois.

Un joli samedi de printemps et alors que je m’amusais à faire l’avion avec, j’ai déclaré forfait pour manque de biscotos ! Qu’avais-je fait là ?! Malgré l’insistance de cette demoiselle, je lui ai dit non et lui ai expliqué qu’on reprendrait après, une fois que mam’rou aurait recouvré une partie de sa capacité musculaire …

Oh mais cette petite fille ne l’a pas entendu de cette oreille : elle s’est mise dans une colère noire ! Après avoir tapé du pied, jeté frénétiquement quelques objets, elle s’est mise à pleurer !

Un petit diablotin s’était-il infiltré dans le corps de Poupette ?! Non non mam’rou : ton enfant évolue, apprend la frustration, expérimente la colère et a priori, il y consacre toute son énergie !!

Bon somme toute, nous lui avons expliqué qu’un non était un non et qu’une fois que la décision était prise, on ne revenait pas dessus et que, quoiqu’elle fasse, c’était malheureusement pour elle, peine perdue !

La journée s’est poursuivie tranquillement, le plus normalement du monde avant qu’une nouvelle contrariété ne fasse surface : pap’rou, en préparation repas, ne pouvait pas prendre la demoiselle à bras. Crime de lèse-majesté, il n’en fallait pas plus pour retrouver notre diablotine en culotte courte !

Bon cette fois Pap’rou, on va réagir un peu mieux.

Vous savez, on s’est tous dit un jour « t’as vu l’enfant là-bas, moi je serais son parent, je ferais ci ou ça ou là-bas ». Eh bien, c’est comme tout, quand on se retrouve dans la situation, on ne réagit pas mieux que le parent qu’on avait vu : on fait comme on peut sur le moment, on réfléchit ensuite et on met quelques solutions en place. On teste et on réajuste ! Moi qui ne suis pourtant pas une donneuse de leçons, il m’est parfois arrivé de le penser, je l’avoue. Et finalement, aujourd’hui je me dis que devenir soi-même parent, ça apprend l’humilité… et la compréhension !

Bref, refermons la page de l’auto-flagellation et revenons-en à nos moutons : Poupette et ses colères-caprices !

Nous avons décidé de tenter une approche avec Pap’rou qui fonctionne plutôt bien pour le moment.

Au lieu de :

  • s’énerver et de crier (on ne gagnerait pas, elle a de la voix la petite ! Qui plus est, niveau décibel, notre capacité auditive finirait par en prendre un sacré coup 😉 ),
  • de lui parler alors qu’elle est incapable d’entendre (ba oui, elle crie donc elle n’entend rien ! 🙂 Et surtout, elle n’est pas capable de recevoir d’autres informations, sa colère lui prend toute son attention, croyez-moi)

Nous l’ignorons jusqu’à temps qu’elle se calme… Et quand je dis ignorer, c’est-à-dire que rien ne peut nous perturber. Nous changeons d’espace (nous partons dans le salon par exemple ou la cuisine vaquer à nos occupations) et continuons à discuter ou à faire ce que l’on faisait avant sa crise de colère. Comme le rez-de-chaussée est une grande pièce ouverte chez nous, nous pouvons garder un œil sur elle et nous assurer qu’elle ne met pas sa sécurité en péril (ce qui nous forcerait à intervenir mais ça, elle ne l’a pas encore compris alors ne lui soufflons pas l’idée !).

Une fois calmée (et n’ayant plus d’auditoire et d’attention, c’est assez rapide), nous lui expliquons à ce moment que ce n’est pas la peine de se mettre en colère, que cela ne changera rien. Nous lui disons également que nous considérons que c’est un caprice et que ce n’est pas toléré à la maison.

Avons-nous raison ou tort, c’est toujours compliqué à dire, mais on fait comme ça nous semble être le plus juste et le plus adapté à la situation. Il n’y a pas d’école de parent alors on fait du mieux que l’on peut avec tout l’amour que nous avons mais l’amour c’est aussi savoir poser des limites…

En parallèle, j’ai ajouté à la lecture du soir le livre « mes petites émotions » que je trouve plutôt bien fait ! Il permet d’assimiler une situation à une émotion et à un animal ! Et tous les soirs, nous faisons une petite synthèse de la journée. A-t-on été le lion colère ou le panda calme ou l’hippopotame triste (ou d’autres animaux, il y en a 6 en tout) ou les trois à la fois ?

Je reprends alors quelques faits de la journée et lui dis que je suis très heureuse lorsqu’il n’y a pas eu de caprices la journée… Elle est en général très attentive à cette lecture et je finis le livre en lui disant qu’on finit toujours comme le panda, nous sommes calmes parce que la lecture le soir c’est un plaisir partagé avec Mam’rou !

Peut-être que cette stratégie ne suffira plus dans quelques temps et que nous devrons tester d’autres choses… Je vous en dirai plus dans quelques temps ! A bientôt au pays des émotions décuplées !

1 réflexion sur “Bientôt 18 mois, l’âge des caprices aurait-il commencé ?”

  1. Ping : Pourquoi mon enfant se transforme en petit monstre quand je vais le récupérer chez nounou ? - Mam'rou louve

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