L’angoisse de séparation chez le tout petit

Lorsque Poupette avait quelques mois, beaucoup de personnes nous avait parlé de la fameuse angoisse de séparation chez le nourrisson de 7 à 9 mois. Beaucoup de personnes avait également indiqué avec beaucoup d’assurance qu’elle serait encore plus forte à cause du confinement au printemps 2020… Vous savez, c’est la fameuse pensée française qui dicte qu’il faut couper le lien mère-enfant au plus tôt au risque d’en faire un « bébé crampon incapable de se séparer »…

Toujours est-il qu’arrivée à cette période, Poupette a gardé le même comportement. Elle était très souriante et acceptait sans heurts d’être prise à bras par d’autres personnes. De même, elle partait chez sa nounou en toute tranquillité.

Avec Pap’rou, on s’est donc dit qu’elle ne ferait pas cette fameuse angoisse de séparation dont tout le monde nous parlait. Toutefois, c’était sans compter sur notre Poupette qui avait juste décidé de décaler un petit peu cette émotion si intense…

A l’aube de ses 18 mois, cette demoiselle s’est rappelée au bon souvenir de l’angoisse de séparation… et du jour au lendemain, elle n’a plus voulu quitter papa ou maman, que ce soit pour aller chez nounou ou pour faire la sieste….

D’un petit « bras maman » tout mignon et gentillet, nous sommes passés à un « petit câliiiin maaamaaaaaannnn » hurlé et angoissé.

D’une petite fille qui partait gaiement chez nounou, nous sommes passés à une petite poupette qui est contente de voir sa nourrice mais qui s’accroche à papa ou à maman pour qu’il ne parte pas…

Conscients que pour elle, la période était très difficile et pour l’aider à la traverser, nous avons mis plusieurs choses en place.

Mais alors, comment aider ces tout-petits paniqués par la peur de l’abandon ?

Rassurer autant que l’on peut

Nous avons accueilli les émotions de Poupette sereinement et l’avons rassuré autant que l’on pouvait.

Nous n’avons pas quitté la pièce sans la prendre à bras si elle paniquait et nous lui avons toujours expliqué calmement que si l’on partait, on revenait toujours.

J’ai toujours une phrase qui la calme « je serai toujours avec toi et même quand tu ne me verras pas, je serai dans ton cœur et dans ta tête et je penserai à toi ».

Lorsque nous la déposons chez nounou, nous prenons le temps de lui faire un câlin de plus si elle le souhaite et de lui expliquer que nous revenons la chercher après le goûter pour lui donner l’étape de la journée. Nounou fait le reste et lui explique tout ce qu’il faut faire avant d’arriver au goûter ! Et il y en a des choses quand il est 8h00 du matin 😉

En somme, nous la câlinons autant que possible en lui expliquant que même si nous partons pour aller travailler par exemple, nous revenons toujours parce que nous l’aimons plus que tout.

Je pense que dans ces périodes, il est extrêmement important d’écouter l’angoisse de l’enfant et d’essayer d’y répondre avec le plus de bienveillance possible.

Changer temporairement certains rituels

Chez nous, étrangement, le coucher du soir n’a posé aucun problème. Il s’est toujours passé selon le rituel sacré de la lecture et Poupette n’a pour l’instant opposé aucune résistance ni évoqué aucune angoisse. Mais ne crions pas victoire trop vite Mam’rou 😉

Il n’en a pas été de même pour les siestes…. Qui sont devenues un vrai petit tour de force… ou une épreuve de patience !!

Rapidement, nous avons modifié temporairement le moment de la sieste. Lorsque je l’ai pu et notamment lors du week-end chez mamie, je l’ai prise avec moi pour qu’elle dorme mieux… Que devrais-je dire : pour qu’elle dorme tout court !!

Lorsque je n’ai pas pu le faire parce petit homme dormait en bas le mercredi et que j’étais seule avec mes petits loups, je l’ai redescendue et ai fait des activités très calmes (type lecture, récits, câlins). J’ai attendu qu’elle soit vraiment bien fatiguée pour aller la coucher. Hier, cette demoiselle a débuté sa sieste à 17h…. Je dirais que j’ai fait comme j’ai pu pour que chacun de mes petits loups ne soit seul ou angoissé !

Certains m’ont déjà dit que c’était des caprices…. Retrouver son tout-petit debout dans son lit en train d’hurler avec de grosses larmes et le souffle court, peut-on raisonnablement appeler cela un caprice ?! Soyons sérieux et arrêtons de considérer chaque pleur comme un caprice….

Mettre en place des jeux spécifiques

La dernière chose que nous faisons depuis longtemps d’ailleurs, c’est de lui apprendre la notion de « permanence de l’objet », à savoir qu’un objet ou une personne est toujours là (ou revient toujours) même si on ne le voit plus.

Pour aider les tout-petits à appréhender cette notion, il y a plusieurs jeux dont trois que nous avons mis en place à la maison :

  • Le « coucou-caché » : le tout-petit apprend alors que son parent revient ou en l’occurrence réapparait
  • Le « cache-cache » : le jeu est fondé sur le même principe et ça lui apprend même à faire des farces !
  •  La boîte permanence de l’objet : ce jeu inspiré de l’éducation Montessori permet à bébé de comprendre que même si l’objet disparait de sa vue, il est toujours là et il peut le récupérer en tirant le tiroir. En plus de ça, il permet aux petits loups de développer leur coordination main-œil et de travailler leur motricité fine. Que demander de plus 😉 !!

Rassurons-nous, cette phase n’est que temporaire et poupette va vite retrouver l’envie irrépressible d’aller explorer le monde, de préférence en semant pap’rou et mam’rou pour pouvoir faire tout ce dont elle a envie ! En attendant, nous la câlinons et lui démontrons notre amour inconditionnel….

Et vous, qu’avez-vous mis en place lors des phases d’angoisse de séparation de vos petits loups ?

Laisser un commentaire