Maman, évite tous ces trucs qui te mènent direct au burnout maternel

comment éviter le burnout maternel
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Selon l’Université Catholique de Louvain, entre 5 et 8% des parents seraient touchés par un burnout et 13% seraient en souffrance.

Si l’on rapporte ces chiffres au nombre de ménages français 2014 avec au moins un enfant mineur à charge (toute chose étant égale par ailleurs, a priori, pourquoi des ménages belges feraient moins bien ou mieux que nous…), entre 400 000 et 640 000 parents seraient touchés par un burnout (en 2014) et 1 050 000 seraient en souffrance. 1/3 des papas seraient touchés et 2/3 seraient des mamans.

Le burnout parental, syndrome tabou dans notre société…  Je suis tout simplement atterrée par le nombre de parents et notamment de mamans qui souffrent en silence dans une société qui renvoie l’image de la parentalité à celle de la performance.

J’ai moi-même été par moment en souffrance dans mon rôle de jeune maman avant de prendre du recul sur tout ce que l’on pouvait me dire ou bien vouloir me faire croire.

Après quelques conversations avec de jeunes mamans exposées à du stress, de l’angoisse ou une certaine souffrance, je me suis rendue compte que c’était devenue un classique dont on ne parle pas. Mais comment est-ce possible dans une société qui expose tout en permanence ??!

Fait révélateur des non-dits, je n’ai trouvé aucune statistique en France…

Les professionnels étant unanimes pour dire que ces chiffres ont augmenté avec la crise du Covid 19, les confinements et restrictions successives, pourquoi n’en parle-t-on pas ou très peu ?

Aujourd’hui, j’ai décidé d’aborder ce sujet indicible et dont les parents ne se sentent pas le droit d’évoquer.

Mais alors qu’est-ce que le burnout parental et comment le reconnaitre ?

Burnout chez maman, Quesako ?

Le burnout parental est un syndrome d’épuisement quand le papa et/ou la maman est exposé(e) à trop de stress sur une longue période.

Ce terme a été emprunté au monde professionnel qui parle pour le coup, à tout le monde.

Avant, on parlait plutôt de dépression maternelle, ce qui laissait apparaître un manque d’énergie, de sommeil…

Aujourd’hui, on parle davantage de burnout parental, traduisez littéralement un surmenage parental.

La vision des professionnels a donc évolué et prête aujourd’hui cet état d’épuisement non pas qu’aux mamans mais également aux papas et lie cet état à une surcharge plutôt qu’à un manque.

Quand on évoque la surcharge, je l’attribue plutôt à une course à la performance et au mythe de la maman parfaite que j’évoque dans cet article.

Depuis quelques années, pour être à l’image d’un excellent parent, il nous faudrait des journées de 48h pour combiner :

  • 10h de travail acharné et acclamé,
  • Un ménage parfait,
  • La cuisine (gastronomique s’il vous plait),
  • Recevoir les amis et la famille avec le sourire et sans cernes,
  • Avoir toute l’attention accordée à nos enfants,
  • Leur inculquer une éducation d’enfant modèle

Lorsque nous y réfléchissons bien, ne nous étonnons pas des chiffres et pourcentages de parents touchés par ce syndrome…

Qui peut souffrir du burnout maternel ?

Il faut bien être conscient d’une chose : absolument aucun parent n’est à l’abri de déclarer un burnout parental.

Des études parlent bien de facteurs de risque que sont principalement :

  • Les personnes perfectionnistes soumis à la pression sociétale qui émet beaucoup de conditions pour être un bon parent aujourd’hui,
  • Les parents solos qui par définition sont seuls pour gérer l’ensemble des tâches allouées à la vie familiale et professionnelle,
  • Les parents qui n’ont pas assez de soutien social pour les aider de manière concrète et sans préjugés que ce soit dans leur rôle de parent ou dans leurs tâches quotidiennes.

Toutefois, les études insistent également que ce ne sont que facteurs de risque et que l’ensemble des parents peuvent se retrouver a minima en souffrance.

Mais alors, comment reconnaître ces états qui peuvent aller de la souffrance au burnout ?

Quels en sont les signes ?

Les principaux signes précurseurs d’un burnout sont les suivants :

  • Sentiment de fatigue voire d’épuisement
  • Pessimisme
  • Irritabilité
  • Repli sur soi
  • Troubles du sommeil
  • Douleurs somatiques tel que maux de crâne, maux de ventre, de dos

Evidemment, ces signes peuvent être liés à une fatigue passagère due au cours de la vie qui peut par moment être trépidante avec un ou plusieurs enfants.

Toutefois, en cas de persistance de ces signes, il faut savoir rester vigilent.

Au-delà des signes précurseurs, Elise Lecornet psychologue et Corinne Melot sophrologue détaillent 3 phases du burnout parental

Un épuisement physique et psychologique peu ou pas soulagé par du repos

Le parent se sent vidé et épuisé dès le réveil, découragé par la journée qui l’attend.

Une distanciation progressive avec les enfants et leur été émotionnel

L’affect fait de moins en moins partie des moments d’échange entre l’enfant et le parent, ce dernier s’attelant aux soins en distançant au maximum les émotions.

Une perte d’épanouissement dans le rôle de parent

Le parent ressent comme un constat d’échec par rapport au rôle qu’il avait, sans doute, idéalisé.

Il est Important de savoir repérer ces signes même s’ils n’arrivent pas tous ou en même temps afin de pouvoir réagir au plus vite et retrouver la sérénité au sein du foyer.

Quelles solutions mettre en place ?

Accepter de ne pas être parfait et lâcher prise

Face à cette société pleine d’exigences, il faut en priorité pour tout parent, et encore plus pour celui qui souffre, accepter que le parent parfait n’existe pas.

Il faut pouvoir lâcher prise dans ce monde où la perfection est prônée et se dire que le bon parent est celui qui aime ses enfants et qui gère du mieux qu’il peut les situations qui se présentent à lui.

Acceptons de ne pas savoir tout faire dans une journée, de faire éventuellement des erreurs, d’être en somme tout simplement humain. Par la même occasion, montrons ce chemin à nos enfants.

Prendre un peu de temps pour soi si c’est possible

Si le parent peut se faire aider temporairement pour prendre un peu de temps pour lui, quelques heures, loin des obligations et tâches du quotidien, cela pourra l’aider à s’oxygéner l’esprit et à réfléchir à différentes solutions concrètes pour passer ce cap difficile.

En parler à son entourage de confiance et à des personnes qui sauront vous aider dans ce cheminement

Echanger avec des personnes de confiance dont le parent sait qu’elles ne jugeront pas pourra l’aider à verbaliser ce qu’il ressent et à cheminer vers d’autres horizons plus en harmonie avec lui-même.

Se construire son propre modèle maternel plus réaliste

Ces nouveaux horizons pourront tout simplement lui permettre de se construire un modèle de parent plus réaliste, plus abordable, qui lui ressemble et qui n’est pas dicté par une société qui prône la perfection quoi qu’il en coûte.

Chers papas, chères mamans, prenons soin de notre santé et de celles de nos enfants : osons parler de ce qui va mais également de ce qui va moins bien.

Ne nous laissons pas dicter notre vie par le mythe inatteignable de la perfection mais préférons une vie qui nous ressemble.

Enfin, communiquons entre nous sans jamais nous juger mais en nous comprenant tout simplement, nous, parents humains, aimants et par moment fragiles.

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