Doute des mères : est-il bon ou mauvais?

Doute des mères : est-il bon ou mauvais? mamrou louve

Douter, c’est souvent mal perçu. Lorsque l’on dit qu’une maman doute d’elle ou de l’une de ses décisions, on imagine tout de suite une mère qui n’a pas confiance en elle. 

Quelqu’un de peureux ou je ne sais quel autre adjectif négatif.

Quand on est maman et que l’on doute, c’est la même chose. On le perçoit difficilement et tout de suite, des pensées négatives nous viennent en tête.

Tout cela peut fatiguer une mère, surtout psychologiquement. Et parfois même moralement.

Je constate souvent auprès des mamans que j’accompagne qu’elles perçoivent mal leurs doutes. Alors j’ai décidé d’en faire un article pour te donner mon opinion, ma vision du doute. Est-il bon ou mauvais ? Accorde-moi deux minutes de plus pour te rassurer !

Quand on est mère, douter, ça veut dire quoi?

Avec toute chose, je voudrais te dire, à toi, maman qui me lis, que le doute dans la vie d’un parent est tout à fait normal. C’est la grande aventure de l’inconnu. La responsabilité d’une vie et face à ce grand bouleversement, qui ne se poserait pas des questions.

Quand on devient maman, on a l’impression parfois qu’un océan rempli de doutes nous submerge. On n’est pas certaine de faire toujours les bons choix. On se questionne quant à la bonne attitude …

Le doute est aujourd’hui bien plus présent que lorsque nos mères ont connu la maternité. Pourquoi ? Parce qu’on a accès à bon nombre d’informations ou de point de vue différents aujourd’hui grâce à nos amis les GAFA, que ce soit sur internet ou sur les réseaux.

A l’époque, il n’y avait pour ainsi dire qu’une manière de faire. Aujourd’hui, plusieurs manières existent, sont discutées, prônées, étudiées à la loupe….

Alors, bien évidemment ça a du bon. On peut faire des choix éclairés, s’informer et finalement, se faire sa propre opinion. Mais cela a aussi son revers. Trop d’info tue l’info comme dirait l’autre !

Et parfois, on se retrouve à ne plus savoir que faire, à douter et parfois à perdre confiance en soi…

Alors voyons tout de suite les limites de ce fameux doute de mère !

Le doute est bon pour un parent: il lui permet de se questionner, de s’ajuster

Douter n’est pas mauvais comme on en a l’impression. Etre parent, c’est être confronté à des centaines de situations nouvelles.

C’est aussi la plus responsabilité d’une vie. Alors, ne pas être certains de ses choix en tant que parent et parfois les remettre en question, ça a du bon !

Cela nous permet d’ajuster certaines de nos réactions, certains de nos comportements. Ca nous permet de nous questionner lorsqu’il le faut aussi et peut être de changer certaines choses quand on constate que ça ne fonctionne pas.

Bref, une maman qui doute est une maman aimante qui souhaite le meilleur pour son enfant. Alors, de temps à autre, elle se questionne pour savoir comment faire au mieux.

Le doute fait avancer lorsqu’il est bien dosé et qu’il vient de nos impressions, nos ressentis.

Je dirais même qu’il nous permet de nous réaligner et contribue à notre épanouissement. Il est bon pour nous, notre enfant et notre foyer parce qu’il permet d’opter pour des solutions qui nous conviennent.

Une mère doutera toujours, quel que soit l’âge de son enfant. Tout simplement pace qu’elle cherchera toujours la meilleure des solutions pour lui.

Toutefois, et comme dans toute chose, il y a un côté positif et un côté négatif. En l’occurrence ici, le doute devient mauvais lorsqu’il est trop présent et lorsqu’il vient de conditionnements sociétaux voire d’influences diverses et variées qui peuvent influer.

Quand le doute devient mauvais les mères

En réalité, le doute devient mauvais lorsqu’il est omniprésent pour une maman. Finalement, lorsque les mères sont paralysées par des incertitudes qui en créent d’autres, c’est là que le doute fait des ravages. 

En termes d’estime de soi, de confiance en soi mais aussi d’épanouissement et de relation avec l’enfant et le foyer de manière générale.

Ce doute persistant provient en général de l’entourage et des divers avis variés que l’on peut entendre, voire des conseils et de l’influence que certaines personnes souhaitent avoir.

Mais il provient également de la société. Que ce soit dans les conditionnements dans lesquels nous grandissons. L’exemple parfait est la maternité 100% bonheur. Un mythe qui fait bien des ravages en terme d’incertitude sur les mamans.

Pourquoi, elles, ne sont pas heureuses à 100% du temps ? Pourquoi connaissent-elles des difficultés ? La maternité, elles ne l’avaient pas vu comme ça et on ne leur en a jamais parlé etc.

Viennent alors un tas de doutes sur soi, sur ses choix, ses décisions et j’en passe.

En réalité, le doute est mauvais lorsqu’il atteint le moral de maman ! Alors, à toi qui me lis, si tu te sens fatiguée moralement, c’est qu’il est temps de travailler sur tes doutes.

Quand le doute fatigue les mères, il est temps de réagir

Mais alors, comment tu fais pour te défaire de ces doutes qui te fatiguent et qui ont pris, en quelque sorte, le contrôle de ton moral ?

Maman, aie la conviction que tu as les ressources pour trouver tes solutions

En une phrase : prends confiance en toi ! Aie la conviction que tu as les ressources intérieures nécessaires pour faire face aux situations difficiles.

Toutes les mamans ont connu des situations compliquées. Ne te sens pas seule. Mais fais-oi confiance pour trouver la meilleure solution pour ton enfant.

Après tout, en tant que parent, tu sais que c’est toi qui le connais le mieux. Et c’est donc toi qui peux trouver la meilleure solution.

Fais taire tes doutes et écoute-toi. Tu verras, tout se passera bien !

Entoure-toi de personnes positives

Pour travailler sur tes doutes et combattre ta fatigue morale, évite soigneusement les personnes qui raviveront tes doutes.

Du genre, la voisine qui se compare et qui va vouloir t’apprendre la meilleure technique pour que ton enfant soit sage.

Ou la copine qui a toujours une petite réflexion à faire par exemple. Bref, toute personne qui compare ou juge facilement.

Entoure-toi plutôt de personnes qui écoutent, accueille tes émotions, ne jugent pas et voient toujours le verre à moitié plein. Elles t’encourageront à prendre confiance en toi et te valoriseront.

Prends de l’information en t’écoutant

Si tu as un doute, informe-toi tout en t’écoutant. Ne cherche pas des heures les infos mais analyse rapidement pour savoir si les solutions proposées conviennent à ton caractère et à celui de ton enfant.

Maman, il est important d’être informée mais aujourd’hui, il existe une masse d’infos qui peuvent t’amener à douter sur tout.

Alors, le meilleur critère pour ne pas douter est de savoir t’écouter. Ecouter tes valeurs et tes désirs profonds de femme et de maman. 

C’est ainsi que l’information te sera utile et que tu pourras combattre un doute persistant.

Arrête de vouloir être parfaite : sois toi-même

La perfection n’existe pas alors cesse de vouloir l’atteindre. Tu enlèveras une grosse partie de tes doutes !

A la place, sois toi-même. Demande-toi quel est ton idéal et tes souhaits.

Et traduis-les dans chacune de tes décisions de parent et chacun de tes actes avec ton enfant. Le doute permanent ne sera plus qu’un vieux souvenir. Et ta fatigue s’évanouira.

Dis stop à tes pensées limitantes

Le pouvoir de la pensée est énorme sur ton bien-être et l’arrêt du « mauvais doute ».

Au plus tu penseras que tu n’es pas capable, au plus tu douteras. Au plus tu te diras que tu ne sais pas, au plus tu chercheras des infos diverses et variées, parfois même contradictoires.

Dis stop à toutes ces pensées qui impactent à la fois ton bien-être, ta forme et ta santé psychologique !

Cultive les pensées positives !

A la place, maman, remplace ces pensées limitantes par du positif !

Des pensées qui reboosteront ton estime de toi, ta confiance en toi mais aussi ton bonheur !

Que ce soit des convictions, des mantras ou tout simplement des petits mots positifs, cultive-les ! Tu verras qu’elles auront un effet bénéfique.

Au plus tu les auras à l’esprit, au moins tu douteras ! Et au plus, tes doutes seront sains et bénéfiques ! Parce que finalement, douter est humain et, dans certaines circonstances, bénéfique. C’est un peu comme la fatigue maternelle, il faut simplement savoir le gérer !

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