
Qui n’a jamais entendu parler de burnout ? Habituellement cantonné à la sphère professionnelle, il est de plus en plus présent dans la sphère privée et touche les parents… Les candidates idéales étant les mamans…
Le burnout maternel peut être défini comme un syndrome d’épuisement vécu par la maman dans son rôle de mère.
Selon une récente étude de l’Ifop, 34% des Françaises se sentent concernées par le « burn-out maternel » : 20% en ont déjà développé un, 14% disaient en souffrir au moment de la collecte des réponses. « 40% pensent également qu’elles pourraient y être confrontées un jour »…
Avec ces chiffres, on comprend pourquoi on en entend parler régulièrement !
C’est tout simplement ahurissant et ces réponses traduisent la pression qui repose sur les mamans aujourd’hui… Pression sociale, familiale, professionnelle qui mérite que l’on fasse de la prévention de manière urgente.
Dans cet article, je te donne 5 choses à faire pour éviter de te retrouver en burnout maternel. Mais avant toute chose, je tiens à le définir de manière précise pour qu’en tant que maman, tu saches repérer les signes du burnout parental.
Qu’est-ce que le burnout de maman ?
L’épuisement des mères
Comme je te le disais, c’est un syndrome d’épuisement familial, qui entraîne une souffrance psychologique ou physiologique.
Le burn-out, qui signifie littéralement se consumer, bruler, s’épuiser, est lié à des facteurs externes à la maman que sont la vie familiale, sociale et professionnelle.
C’est en quelque sorte comme si la maman ne trouvait plus aucun équilibre nulle part et se trouvait en situation de stress prolongé dans tous les pans de sa vie.
C’est finalement la charge mentale et le stress qui finissent par guider sa vie et par déséquilibrer chaque rôle de femme, de maman, de salariée.
Les conséquences de cette charge mentale accrue et de ce stress sont progressives.
Les phases du burnout maternel
Trois phases se succèdent en s’entremêlant pour former le burnout maternel :
- Un épuisement physique et psychologique et un manque total d’énergie,
- Une distanciation et détachement avec les enfants, comme si l’esprit et les corps voulaient de protéger,
- Un reniement des accomplissements passés, présents et futurs. La maman perd tous ses rêves et vit un échec personnel avec une perte de confiance et des crises de colère. Elle ne sent pas « une bonne maman » et se dévalorise.
Le burnout maternel a évidemment des conséquences sur la santé des mères ainsi que des conséquences importantes sur la vie familiale.
Dans les symptômes d’alerte et sans que ce soit exhaustif, nous retrouvons :
- Un sentiment d’épuisement
- Des troubles du sommeil
- Divers maux (tête, ventre)
- Une perte de confiance en soi avec des idées noires
- Une dégradation nette de l’estime de soi
- Des émotions négatives et de l’irritabilité voire de la colère,
- Un isolement.
Les conséquences sont à la fois psychologiques et physiques avec un épuisement, des troubles du sommeil, une dépression.
Il s’agit d’un mal extrêmement dangereux dont toutes les mamans doivent avoir conscience pour s’en prémunir.
Dans cet article, je te livre 5 choses à faire pour le tenir à distance tout au long de ta vie de maman.
La mère parfaite n’existe pas ou elle est déjà en burnout
La première injonction qui mène au burnout, c’est celle de toujours en faire plus pour être considérée comme une « bonne maman ».
Il y a une pression sociale qui augmente d’année en année sur les épaules des mamans et qui exige d’elles la « perfection ».
Que ce soit dans leur vie de famille, professionnelle ou sociale, les mamans doivent afficher un zéro défaut.
Parfois, je constate lors de mes accompagnements que ce conditionnement de la perfection est tellement ancré que les mamans en font plus et plus pour s’estimer elles-mêmes…
Ce qui les mènent directement à une fatigue extrême, voire un épuisement.
Mais maman, la perfection n’existe pas et tu ne pourras jamais en faire toujours plus sans t’épuiser. Alors, aie la conviction que la mère parfaite n’existe pas mais que toi, tu existes !! Et que ce n’est pas dans la perfection que tu trouveras le bonheur, c’est en toi-même, avec ta personnalité.
Ce n’est pas non plus dans une multitude de choses accomplies que tu trouveras le bonheur mais dans la relation avec tes enfants et ton conjoint, tes amis.
Tu as le droit d’être imparfaite, comme 100% des humains. Et tu as le droit de trouver le bonheur, loin des dictats de la société.
Combats ta fatigue maternelle dès qu’elle se fait sentir
S’il y a une chose primordiale à faire pour éviter le burnout maternel, c’est de combattre ta fatigue tout au long de ta vie de maman.
D’abord la fatigue psychologique parce que le burnout nait d’une injonction : celle d’en faire toujours plus et d’être parfaite. Forcément, cela cause de la charge mentale : tu finis par penser à ce que tu dois faire en permanence et où que tu sois.
Finalement, tu t’épuises psychologiquement, ce qui t’empêche de dormir sereinement et tu finis épuisée physiquement.
Cet épuisement te donne des idées noires et tu deviens la proie du burnout.
Alors maman, prends soin de ta forme en combattant ta fatigue. Je peux t’y aider en prévention.
Communique avec le coparent sur le partage des tâches
Si tu es en couple, ne prends pas toutes les responsabilités parentales et considère ton conjoint comme le meilleur coéquipier pour ton foyer.
Communique avec lui pour partager les tâches, la charge mentale et le repos. C’est l’une des meilleures manières pour tenir à distance le burnout maternel.
Ne pense pas que parce que tu ne le fais pas, tu ne gères pas… Bien au contraire, tu as conscience que comme tout le monde, tu as des limites et en ce sens, tu gères extrêmement bien la situation !
Si tu es une maman ou un papa solo, demande de l’aide à ton entourage de confiance qui ne te jugera pas pour te soulager sur certaines tâches ou de temps à autre.
Maman, arrête de t’oublier et prends un peu de temps rien que pour toi
Pourquoi répartir les tâches ou demander de l’aide ? Tout simplement pour pouvoir prendre un peu de temps pour toi.
Pour t’aérer l’esprit et te reposer psychologiquement, émotionnellement et physiquement.
Tu n’es pas qu’une maman qui doit assurer, tu es aussi une femme. Ne l’oublie pas. Tu es une personne à part entière qui a besoin de se ressourcer de temps à autre.
Prendre un peu de temps pour toi te permettra de gérer ta fatigue émotionnelle et psychologique et de préserver un équilibre.
Cela te permettra aussi de revenir plus en forme auprès de ton enfant et de profiter pleinement des instants avec lui.
C’est ainsi que tu tiendras à distance le burnout de maman.
La culpabilité maternelle est à bannir pour tenir le burnout à bonne distance
Enfin maman, sache que tu n’as pas à douter de tes capacités à être une bonne maman.
Souvent, quand une maman se sent fatiguée et n’arrive pas à faire ce qu’elle s’est fixée (parfois un nombre de tâches surhumain), elle culpabilise et se dévalorise.
Or, ce n’est pas la quantité de choses que tu fais qui fait de toi une bonne maman. C’est l’amour que tu portes à ton enfant.
Alors, sois certaine que tu es une bonne maman et arrête de culpabiliser. La culpabilité t’amènera des émotions négatives et des idées noires.
Au contraire, penser que tu aimes ton enfant et que précisément pour ça, tu es une bonne maman te permettra d’améliorer certaines situations. Et ainsi, tu tiendras à distance ce foutu burnout maternel.
Partage cet article pour informer et sensibiliser un maximum de mamans !